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Si la pression est trop forte pour votre enfant ou que vous mêmes parents avez subi indirectement la pression de votre enfants à travers la surchage des programmes scolaires, ce blog vous invites à témoigner!!

« Concentrer les moyens dès la maternelle »

L'enfance sous pression!! Posted on 08 Feb, 2013 14:56:07

Bernadette Delporte, psychologue de formation, est directrice honoraire de centres PMS de la Communauté française. Elle qui a fait toute sa carrière dans le psycho-médico-social, est bien placée pour analyser les tenants et aboutissants du décrochage scolaire.

Pour la directrice, le nœud principal du problème réside dans les moyens mobilisés : « On place tous les moyens financiers pour raccrocher les enfants de 14-15 ans, mais souvent, il est déjà trop tard. Si on mettait plutôt les moyens au niveau de la maternelle et du primaire, on résoudrait mieux les difficultés. En PMS, on voit les enfants à partir de la troisième maternelle, et l’on peut déjà détecter si l’enfant manque de soutien à domicile ou s’il souffre de problèmes de vue ou d’audition. On constate aussi que les parents d’enfants de cinq ans répondent plus vite que les parents d’adolescents, qui ont souvent décroché eux-mêmes face à leurs enfants. A ce moment, la situation s’est dégradée depuis tellement longtemps qu’ils ne se parlent plus ou ne communiquent que par les cris ».

Le centre PMS compte deux psychologues, deux assistants sociaux et deux infirmières pour 4.000 élèves, avec une intervention de deux jours par semaine pour une école d’un millier d’élèves, et d’un jour par semaine pour une école plus petite.

Au fil de sa carrière, Bernadette Delporte a constaté une vaste palette de raisons au décrochage scolaire d’un enfant : problèmes de méthode de travail, difficulté d’intégration dans l’école, ou encore problèmes familiaux.

« Le plus fréquemment, c’est lié au divorce des parents. On voit des enfants pleins de capacités soudain s’arrêter de travailler. Parfois, quand un parent travaille beaucoup, l’enfant va marquer sa frustration par un comportement difficile à l’école. La famille joue un rôle très important. Et puis, il y a la fatigue. Parfois les enfants sont à l’école de 7 à 18 heures parce que les parents travaillent beaucoup. Notre travail est de comprendre pourquoi l’enfant rencontre des difficultés : il peut s’agir d’un gros problème financier dans la famille ou d’un papa malade. On prévient alors les professeurs que l’enfant a besoin d’un encadrement particulier. Si c’est un problème de méthode, on assure le suivi. Si le problème se résout en quelques sessions, tant mieux, mais on ne peut pas faire de thérapie ou de guidance à long terme. On adresse alors l’enfant à des centres de guidance, à un pédopsychiatre ou à un logopède. Toute action se fait en accord avec les parents et le jeune », explique-t-elle.

Bernadette Laporte reconnaît que le décrochage scolaire souligne bien souvent les inégalités sociales.

« Je le vois avec mon cas personnel : j’ai un petit-fils en première primaire qui a du mal à démarrer avec la lecture. C’est à ses parents de l’aider alors qu’il est dans une classe de neuf enfants. L’institutrice devrait lui apporter une aide plus soutenue. Ce n’est pas comme s’il était dans une classe de 25 ! S’il était dans un milieu où on ne l’encadre pas, il pourrait facilement décrocher ».

Ce qui amène notre directrice à souligner un autre problème, celui du recrutement des enseignants : « Dans n’importe quel autre métier, on passe trois ou quatre entretiens d’embauche. Dans l’enseignement, en tout cas dans le réseau de la Communauté française, on envoie sa candidature et on est désigné sans aucun contact humain préalable. C’est pourtant justement un des seuls métiers où on travaille avec du matériel humain ».



« Je n’en veux pas aux profs mais au système »

L'enfance sous pression!! Posted on 08 Feb, 2013 14:54:24

Génocide pédagogique », « eugénisme détourné » : Carlos Perez n’a pas de mots assez forts pour dénoncer le système qui a rejeté son fils Miguel dès l’âge de six ans.

Aujourd’hui, Miguel a vingt ans, passe le jury central et travaille dans le club sportif que dirige son père à Jette, un centre où l’on s’occupe justement de jeunes en décrochage scolaire, pour tenter de tisser des liens, de les raccrocher à la société mais aussi de les valoriser par le sport. Tout a commencé quand Miguel fut diagnostiqué « hyperactif » à l’âge de six ans. On demande alors à ses parents de le mettre sous Rilatine.

« On n’a pas le droit de donner de la Rilatine à des sportifs de haut niveau mais c’est OK de le donner à un enfant, souligne le père, interloqué. Je lui ai donné de la Rilatine pendant six mois mais je voyais qu’il avait des tics bizarres, qu’il n’était pas dans son état normal. J’ai refusé de continuer à le médicaliser. Je ne voulais pas doper mon enfant. L’école a répondu que j’étais un parent irresponsable : les profs dépassaient leur fonction de pédagogues pour se faire médecins ! Dès qu’un enfant est turbulent, évasif, hors normes, il est vite étiqueté. Un problème pédagogique devient vite médical. Il suffit d’ailleurs de voir tous les “dys” qu’on invoque aujourd’hui : dyslexie, dyscalculie, dysorthographie. Chaque année quasiment, on vous en invente un nouveau. C’est souvent une manière pour l’école de se dédouaner. Nous dire que notre enfant était hyperactif, c’était nous dire : ce n’est ni de votre faute ni de la nôtre. On impute la faute à l’enfant. Pour Miguel, on nous a dit : ses hormones ne fonctionnent pas bien, il est neurobiologiquement déficient. Aujourd’hui, 26.000 enfants sont étiquetés hyperactifs et prennent de la Rilatine. C’est une pandémie, ce n’est pas normal. »

Dès lors, le cursus de Miguel devient un parcours du combattant. Il change d’école mais son bilan comportemental le suit d’une école à l’autre. Il double et commence à détester l’école.

Un rapport de force s’installe : se sentant rejeté, dévalorisé, il se replie sur lui-même. « Sur tout le cursus, un seul prof, dans le fondamental, a vraiment essayé de l’aider, c’est d’ailleurs le seul prof dont je me souvienne du nom. Il était opposé à ce qu’on lui donne de la Rilatine. Miguel a aimé ce prof et celui-ci l’a fait réussir. »

L’enfant sous pression

Coûte que coûte, les parents de Miguel le poussent à continuer l’école mais c’est un combat permanent. « En tant que parent, on avait l’impression qu’il fallait refaire l’école après l’école alors qu’un enfant y passe huit heures par jour. Moi, je travaillais douze heures par jour à l’époque, et ma femme aussi travaillait. Et puis, tous les parents n’ont pas le bagage pédagogique ou socioculturel pour faire ce soutien. Si on fait appel à des boîtes de soutien scolaire, c’est 25 euros par heure. D’ailleurs, l’industrie du soutien scolaire est devenue un business énorme, avec des entreprises cotées en Bourse. C’est bien là qu’il y a un problème. L’école, c’est pour les évaluations et la vraie école se fait à l’extérieur », avance ce papa très remonté, non pas contre les profs, mais contre le système scolaire.

Un système qui, d’après lui, est surtout entraîné à faire le tri. « Vous avez l’impression que dans une autre école, vous trouverez un autre rapport à votre enfant mais au final, vous retrouvez toujours la même proportion : un tiers de bons, un tiers de moyens et un tiers de mauvais. Il y a toujours moins d’argent, moins de profs, et plus d’élèves par classe. Les PMS n’ont pas le temps ni les moyens non plus de vraiment faire de la guidance. De même pour les Services d’accrochage scolaire (SAS), qui ne sont que des rustines sur des pneus crevés. On doit arrêter de trier les gamins. Un tri qui commence par le redoublement. Or, de nombreux pédagogues disent que le redoublement est néfaste. Que l’enfant ne fera que reproduire un problème de maths s’il n’a pas appris à le résoudre. L’école n’est qu’un système méritocratique, de sélection, de relégation, de ségrégation, et in fine d’exclusion des plus faibles », explique M. Perez.

« Quand des enfants ont des problèmes pédagogiques, on les trie, on les soustrait et on les met dans une filière avec vingt-cinq autres enfants qui ont aussi des problèmes pédagogiques. Comment peut-on régler leurs problèmes de cette manière-là ? Moi-même, je suis issu d’une filière de relégation. A un moment, on se dit que ça suffit, qu’on peut faire autre chose que plombier ou électricien dans la vie. Dire à un enfant, dès douze ans : “Tu vas être plombier”, ce n’est pas normal. Il faut se battre pour qu’on ne mette pas votre enfant dans ces filières prématurément. Un jour, si mon fils veut aller dans les métiers professionnels, pourquoi pas, mais je voudrais d’abord qu’il ait un bagage culturel le plus large possible. Dans ces filières techniques, souvent dévalorisées, la grande majorité des gamins sortent sans diplôme. Preuve que même là, on n’arrive pas à les raccrocher », poursuit-il.

Aujourd’hui, Miguel rêve d’étudier la traumatologie sportive à l’université. Pour cela, il lui faudra passer le jury central qu’il prépare sérieusement. « Aujourd’hui, il a un examen de français, précise son père. Il semble débarrassé de cette tension qu’il avait à l’école. Il étudie mieux. C’est un garçon plein d’atouts et il a réglé son problème d’hyperactivité avec le temps », lance fièrement ce père, qui a écrit un livre sur cette expérience : L’enfant sous pression (Ed. Aden).

Une expérience dont il se nourrit au club de sport aussi. « L’idée, c’est qu’on devienne une courroie de transmission positive dans le parcours de ces enfants. Il n’y a pas de plus grande sanction pour un parent que de voir que votre enfant ne trouvera pas sa place dans la société. Ici, au club, on travaille notamment avec les IPPJ auprès de jeunes qui ont besoin de balises, et plus que tout, d’être valorisés. »



Les blessures du décrochage scolaire

L'enfance sous pression!! Posted on 08 Feb, 2013 14:53:00

Il n’est pas anodin qu’il soit si difficile d’obtenir des chiffres précis, et surtout récents, auprès du ministère de l’Enseignement obligatoire en ce qui concerne le décrochage scolaire.

Tenace dans sa lutte contre l’abandon scolaire, l’ASBL Echec Scolaire avance le chiffre de 30 % de jeunes qui quitteraient l’école secondaire sans diplôme en Belgique francophone ; un chiffre stable depuis 1997.

Ces statistiques font frémir. Si les causes sont multiples (problèmes familiaux, précarité, difficultés d’apprentissages, psychotropes, etc.) et si le phénomène touche toutes les strates de la population, il souligne tout de même de fortes inégalités sociales, toutes les familles n’étant pas égales dans les moyens et le temps à consacrer au soutien scolaire de leurs enfants.

Si nombre de ces jeunes qui décrochent finissent par s’en sortir et trouver un métier, l’expérience du décrochage scolaire laisse en eux une blessure profonde, qui nécessite souvent un vrai travail de reconstruction et d’estime de soi.

Manque de moyens dans l’encadrement de ces jeunes, souvent pris en charge trop tard, manque de valorisation des filières dites de relégation, familles démissionnaires ou accaparées par leur travail : autant de facteurs qui font dériver les enfants vers le décrochage.



Témoignage d’une mère!

L'enfance sous pression!! Posted on 18 Jan, 2013 13:29:24

Julien aura bientot 9 ans.
il pése 20kg.
il était sous ritaline depuis aout 2006.
A l’école,il était éteint,amorphe,mais sage.
Il y a quelques temps,j’ai entendu parler des travaux du Dr Mousain Bosc du CHU De Nimes.Ceux ci mettaient en évidence un défficit en magnésium chez les enfants “hyperactifs”.
J’ai été contactée à cette occasion par gaiane (que je ne connaissais pas)qui éclairait ma lanterne et me poussait à consulter.Je lui dois beaucoups pour sa persévérance car grace à elle,nous avons parcourus nos 630 km de distance qui nous sépare de Nimes.
Nous avons commencés par un bilan sanguin qui révélait en effet une carence en magnésium.
Julien était déjà en sevrage depuis quelques jours.Nous en avons profités pour l’arreter complétement car je ne peux vous donner le nombre de palpitations qu’il avait sous ritaline.(il souffre d’un cardio souffle systolique 2/6) et cela devenait dangereux
nous avons commencer la supplementation en mg dès le lendemain sur les recommandation du Dr Mousain.
La reprise des cours ne s’est pas bien passée.
au fils des jours ,un nouveau Juju apparaisait.
Ultra violent,trés agressif,trés insolent.Le sevrage fut trés difficile pour lui.
Etre dependant d’un stupéfiant à 9 ans demande beaucoups d’energie pour s’en défaire.On imagine pas.
le jour de la reprise,la maitresse m’appelait,plus agressive que mon juju pour EXIGER la reprise de la ritaline.
nous avons rencontrés dès le lundi,le directeur de l’école,la maitresse,le médecin scolaire,la psy scolaire,un representant de la ccpe.
Nous leur avons transmis la totalité de la notice ritaline,les effets secondaires qui necessitent l’arret immediat du traitement.
tous furent surpris car aucun n’étaient au au courant des effets négatif du traitement.
Il semblerait que dans l’info qu’ils ont reçus,cette partie là n’a pas été soulevée.
Nous avons dépassaient les deux semaine de supplementation et il prend son magnésium tous les jours.
Depuis 4/5 jours,notre juju reviend
De plus en plus apaisé.
Il suit une thérapie cognitivo comportementale que nous venons de renforcés avec une PNL (programmation neuro linguistique)
Nous avons été abandonné par le centre de consult qui lui prescrivait la ritaline.Pas de rdv.Pas de nouvelle.Rien.
Juju a droit à 15 jours de vacance supplémentaire et maman aussi
j’espére ne pas avoir été trop longue,que personne ne s’est endormi
En tout cas,nous voyons enfin le bout du tunnel (j’espére)



Temoignage d’un ancien hyperactif!

L'enfance sous pression!! Posted on 18 Jan, 2013 13:11:09

Pourquoi je veux vous parler de la Ritaline ? eh bien pour la bonne raison que je fus dans ma jeunesse un enfant hyperactif, un de ces enfants dont j’entends sans cesse dire dans les forums qu’ils ne tiennent pas en place, qu’ils mordent, n’ont pas d’amis et rendent leurs parents à moitié fou.

Il est vrai que cela est difficile pour eux car notre société a tout fait pour éloigner ses membres (nos enfants et nous) d’une solution non médicamenteuse mais je peux vous assurer que ce n’est pas en bourrant nos enfants de toutes sortes de drogues que nous les rendrons heureux.

J’ai 56 ans et à partir de 3 ans mes parents m’ont emmené chez le psychiatre pour mon comportement agressif, mes crises de larmes, pour le fait qu’à l’école je ne faisais rien. Je n’avais pas d’amis et les sorties de classe se faisaient en courant, les autres enfants voulant me casser la figure. J’étais apparemment insupportable.

A huit ans j’ai voulu tuer ma sœur d’un coup de marteau car j’avais l’impression qu’elle n’arrêtait pas de se fiche de moi.

Mes parents ne comprenaient pas ce qui se passait en moi, de la tendresse dont j’avais besoin et je me faisais plus houspiller que câliner.

J ’ai eu donc droit aux psychiatres, aux médicaments de l’époque pour “aller mieux”. Le résultat fut qu’en effet comme je l’ai dit plus haut à huit ans j’ai voulu tuer ma sœur, plus tard à 17 ans (vive 68) j’ai trouvé le courage de partir de chez moi et là encore les psychiatres m’ont rattrapé car je me droguais.

Trois ans en hôpital psychiatrique pour me”désintoxiquer” en 25 cures, camisole réelle plus camisole chimique n’ont pas réussi à me calmer si ce n’est que de courts instants en m’abrutissant.

Un des seuls moments où petit j’allais mieux c’est quand on m’a envoyé en sanatorium en montagne, là coupé de ma vie habituelle je me sentais plus calme.

Je vais arrêter là la liste des choses qui me sont arrivé dans ma vie pour vous dire que maintenant je vais bien (comme tout être humain) et que je le dois à des gens qui ont su me comprendre et qui savaient ce qu’était la vie et non à des psychiatres qui ne font que se remplir les poches en accord avec les sociétés qui fabriquent des médicaments comme la ritaline.

Ciba-Geigy, filiale de Novartis a multiplié ses ventes de ritaline par mille ces dernières années et avec l’aide des psychiatres, psychologues ils inventent de nouvelles maladies (trop de déterminisme, d’activités, de croyances sont des maladies paraît-il. Nos hommes politiques doivent alors être très malades !)

Alors à qui profite le crime ?

Prochainement sur mon site en construction je mettrai gratuitement mon livre témoignage « je suis vivant ou la drogue pas question » pour que chacun puisse se faire une opinion.

Je ne cherche pas à accuser les parents (et encore moins les miens) de mal faire mais malheureusement ils se trouvent dépassés et les psychiatres sont très forts pour vendre leurs produits.

Ceci n’est pas un écrit de quelqu’un qui pense dans le vide mais d’un vécu, toute la différence est là.

THEPENIER jean-sylvestre